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 Ally II, le retour

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MessageSujet: Ally II, le retour   Dim 18 Jan - 0:16


[[Votre personnage]]

NOM ou PSEUDONYME : Ally Spring
AGE : 22 ans
TYPE DE GHOST : [Bon,mauvais,non définis ...]Protectrice, bonne, donc^-^
POUVOIRS :

* Faire craquer le tonnerre, Faire Pleuvoir à l'intérieur, Bourrasque de vent (assez contrôlé)
* contrôle la technologie et tous les appareils électriques et électroniques (contrôlé)
* Lévitation (contrôlé)
*Entendre et pouvoir se rendre directement à l'endroit où son nom réel est prononcé (pas contrôlé du tout)
*Pouvoir bouger des objets par la pensée ou un geste (pas bien contrôlé)

HISTOIRE :


Bonne nuit…

Le cœur battant, la femme regarda le test de grossesse qu’elle avait entre ses doigts fins et maladifs. Aucun doute. Elle attendait bien un enfant. Elle eut un sourire tendre, qui s’effaça rapidement. Elle était malade, l’oubliait-elle ? Elle ne survivrait pas à l’accouchement. Elle le savait. Mais…Peut-être ? N’y avait-il pas un tout petit espoir ? Ne dit-on pas que c’est lui qui fait vivre ?
Et bien c’est cet espoir qui tua Sélène Spring. Elle s’éteignit dès que la fillette naquit. C’était une petite fille à la peau très pâle, aux cheveux noirs et aux yeux gris. Son père voulait l’appeler Alexandra. Sa mère, toutefois, avait laissé un testament. On respecta son choix. La fillette eut donc le prénom d’Ally. Ally Spring. La demoiselle torturée venait de prendre vie.

Le Cauchemar continue

« Ally ! Je sors ! Il y aura quelques amis à papa ce soir, d’accord ? »
La fillette ne répondit pas. Appuyée au bord de la fenêtre, elle hocha simplement la tête, en murmurant tout bas « DE papa. On dit pas « à » papa… »
En entendant la porte se refermer, elle poussa sa poupée et la regarda s’écraser, loin, beaucoup plus bas. Elle eut un sourire triste. Une femme, en bas, la regarda, et ramassa la poupée démembrée. Elle eut un air désolée. Ally, elle, s’éloigna lentement de la fenêtre et ouvrit la porte de sa petite chambre. Elle avait quatre, cinq ans à tout casser. Personne ne savait rien de cette enfant silencieuse. Elle était sage, bien élevée, et son père semblait être très gentil avec elle. Mais personne ne savait. Sa vie, à elle, c’était un cauchemar perpétuel. Ses jours étaient des nuits blanches qu’elle ne parvenait pas à maîtriser. Elle savait trop bien ce qu’il se passerait lorsque son père et les amis rentreraient. Elle passerait à nouveau d’enfant à femme, et ne serait pas capable de se défendre. Elle souffrirait en silence. Elle saignerait. Comme chaque soir. Comme chaque fois que son cruel père s’amusait. Pour lui c’était un jeu. C’était ce qu’il lui répétait inlassablement :
« C’est un jeu, Ally, tu verras, un jour tu n’auras plus mal, et puis tu aimes ton père, n’est-ce pas ? Tu veux qu’il soit heureux. »
Alors elle se taisait. Et pleurait en silence. Laissait ses larmes rejoindre son sang dans l’eau écarlate de son bain. Serrait les dents et imaginait une vie meilleure. Comme on doit être bien quand on est mort.
Pour Ally Spring, la vie n’était qu’une longue salle d’attente vers la suite. Ce qui l’attendrait après. Mais elle était patiente. Elle n’aimait pas les tricheurs, qui influençait la vie, afin d’arriver plus vite à la mort. Elle attendrait.
Oh, bien sûr, à cet âge-là, elle n’avait pas encore conscience de tout cela. Elle savait juste qu’elle ne pouvait rien faire. Qu’elle devait patienter jusqu’à ce qu’il arrive quelque chose. Ses yeux se fermèrent. Elle pensa à sa mère. Mrs Spring aurait-elle laissé Mr Spring faire tout ce qu’il faisait ? L’aurait-elle aidée ? Les larmes coulèrent sur les joues rondes de la fillette. Non. Il n’y a que les enfants, les femmes et les faibles qui pleurent. Et Ally n’était rien de tout ça. Ou tout ça à la fois…Elle ne trouvait un peu de réconfort qu’entre les pages des livres qu’elle dévorait, dont elle regardait, images après images, et recréait sa propre histoire. Son personnage préféré ? Un prince, aux cheveux noirs ébène, au regard clair, et aux vêtements bleus. Il était petit, et avait beaucoup de malheurs, il devait combattre toutes sortes de monstres pour sortir, et retrouver son château, où l’attendaient ses amis. Elle l’appelait son Prince Bleu.
Elle entendit la clé tourner dans la serrure de la porte d’entrée, et les voix de son père et de ses amis. Elle porta les mains à ses yeux, et prit sur elle.
Nuits Blanches

« Eh ! Tu viens ? Tu vas être en retard. »
La jeune fille qui venait de dire ça était assez grande, blonde, ravissante. Sans doute pom-pom-girl, sortant avec le capitaine de l’équipe du collège. Mais tout cela n’avait pas empêché la créature sombre et tassée sur elle-même de sursauter. Le sourire de la blondinette s’effaça légèrement. Quelle drôle de fille, vraiment ! Elle était toujours seule, dans un coin sombre, à lire, errer. La demoiselle secoua la tête. Elle devait être stupide. Ca expliquait ses grands yeux effrayés. Elle s’éloigna, impatientée. Ally releva la tête. Ses grands yeux gris embués, ses larmes coulant le long de ses joues, de son cou. Elle savait. On se moquait d’elle. Tout le monde l’ignorait, la chassait. Qui aurait pu savoir ? Et s’ils avaient su…L’auraient-ils approchée ? Ally n’était pas stupide. Elle savait que les enfants, les adolescents, sont les créatures les plus cruelles imaginables. Son père était, lui, un imbécile. Cela n’avait rien à voir. La collégienne se releva doucement. Qu’on doit être bien quand on est mort. Elle épousseta sa longue jupe, et s’avança vers sa salle de cours, tout en essuyant ses larmes. Qu’importait ? Elle faisait tout pour avoir le plus d’heures de colle : au moins, lorsqu’elle était au collège, son père n’avait aucun moyen de l’atteindre.

Le Rêve ?

Dix-huit heures. Elle avait dix-huit ans. Elle avait reçu une lettre.
« Chère Mlle Ally Liou Spring. Votre mère, Mrs Sélène Sally Spring, a placé une certaine somme d’argent à votre nom, des économies, que vous avez le droit de toucher dès vos dix-huit ans. » Blablabla…Sincères salutations, etc…
Un sourire naquit sur le visage abîmé de la jeune fille. Ally posa la feuille sur son bureau, saisit la photo de sa mère qui était sur sa table de chevet, et à laquelle elle parlait tous les soirs. Elle y déposa un baiser ému.
Dix-neuf heures. Mr Spring poussa la porte de la chambre de sa fille. Vide. Sur le bureau, seul un petit papier restait. Sa fille partait. Il donna un coup de pied violent dans la table.
A quelques kilomètres de là, une jeune fille s’en allait vers Londres, un sourire incompréhensible sur un visage usé par les larmes.

Peut-être pas…

La ruelle sombre n’incitait pas à la confiance. Cela dit, c’était là qu’habitait Ally, et elle était bien décidée à rentrer chez elle. C’est pourquoi elle s’avança dans l’obscurité.

A partir de là, je voudrais que vous sachiez la vérité. Je ne vous cacherai plus rien.
Je marchai lentement. Je n’avais pas le choix, le sol était verglacé, et je craignais de tomber. J’entendis un bruit de pas derrière moi. J’accélérai légèrement le pas. Lui aussi. Mon cœur battait tellement rapidement que je pensais qu’il allait sortir de ma poitrine. Une main sur mon épaule me tira en arrière, me força à me retourner. Je ne vis que les yeux de l’homme. Et l’éclat de ses dents blanches, sourire cruel sur un visage moqueur. Il me poussa contre le mur. Me fit subir tout ce que vous pourriez imaginer dans vos pires cauchemars. Je ne pensais qu’à la suite, je voulais mourir. Que tout s’arrête. Que je n’aie plus à sentir ce poids lourd sur mon corps. Je voulais partir de ce monde. Après quoi, il sortit un couteau, ou un poignard, je ne saurai le dire, simplement, la lame brillait dans le noir. J’ai senti comme une douleur soudaine. Une brûlure. Un déchirement total. Je me sentis tomber à genoux. Ses pas s’éloignent. Il m’abandonne à mon sort. Baignant dans mon sang. Je baissai les yeux. Entre mes doigts, plaqués sur mon abdomen, un liquide écarlate glisse. C’est presque beau.
Rouge-sang sont les rubis.
Ce sang que tout le monde a vu. Jamais je n'ai voulu ce que tout le monde a vu, quand ils m'ont retrouvée, dans son sang baignée, mon ventre déchiré…Paraît qu’papa m’aimait…(1)


Le soir même, j’entendis des cris. Des pleurs. Un enfant m’avait trouvée sur le palier de sa maison, et il avait paniqué. Je m’en voulais. Je ne voulais pas lui faire peur. J’aurais aimé lui demandé pardon, pouvoir lever une main rassurante, lui offrir un sourire doux, serein, et lui dire que tout allait bien. Que ce n’était…qu’un jeu.
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Dim 18 Jan - 0:16

Le Réveil

1°) Pourquoi ?


Pourquoi j’m’enfuis ? Pourquoi j’m’en fous ? Je marche même pas dans les clous. Pourquoi j’m’arrête ? Pourquoi j’m’inquiète ? Le ciel est lourd.
Les yeux fixes regardant nulle part, pourquoi je vais jamais nulle part ?
Pourquoi je rentre pas chez moi ? Chez moi c’est tout p’tit et c’est froid, alors avant d’allumer l’gaz j’allume la télé mais ça m’rase.
Pourquoi chuis pas reine d’Angleterre, dans mon grand bateau vers la mer ? Pourquoi j’peux pas boire du thé dans des petites cuillères dorées ? Pourquoi j’peux pas d’un coup d’soupir, un verre de blanc, un peu moins d’vent…Tu vois c’que j’veux dire : être la reine dans mon royaume…
Parce que chuis la reine d’Angleterre, qui attend son prince charmant !
Parce que je suis la reine si je veux !
Et si tu l’vois pas c’est vraiment
Que t’as d’la merde dans les yeux
Que t’as d’la merde dans les yeux
Que t’as d’la merde dans les yeux
Que t’as d’la merde dans les yeux
Dans les deux !

Parce que moi, moi, je bois du thé dans des petites cuillères dorées ! Parce que moi, moi, d’un coup d’soupir, un verre de blanc, un peu moins d’vent, tu vois c’que j’veux dire… (2)

Je me suis réveillée. Mais pourquoi ? C’est comme ça : je me suis levée, j’ai regardé l’ambulance emmener mon corps recouvert d’un drap blanc. Les voisins murmurer des ragots. Je me suis éloignée. Quelqu’un devait m’expliquer. Je devais trouver un allié. Quelqu’un qui m’expliquerait. Pour cela, je peux dire que Zander Campbel et Wade Malone furent deux personnes très importantes. Ils me guidèrent. M’expliquèrent. J’étais morte ? Oui. Revenue ? Oui. Seule ? Non. Il y avait pleins d’autres âmes qui erraient. Amis ? Pas beaucoup. Ennemis ? Pleins. Mon camp ? A moi de choisir. Devais-je aider les morts à terroriser les vivants ? Devais-je disparaître ? Devais-je me laisser capturer ? Renvoyer ? J’étais perdue. Quelques vivants m’aidèrent. Zander, et Wade, bien sûr, mais également une demoiselle qui travaillait à la morgue, et qui eut l’occasion de s’occuper de mon corps. Sous mes yeux. Alors, voilà. J’avais une nouvelle vie, une nouvelle chance. Je devais faire quelque chose pour être libérée. Le tout était de savoir…quoi ?

2°) Errante, errante, petit euh…parapente ?

Il est loin de moi le temps, où le monde était beau est grand. Il est loin de moi ce temps là.
Quand j'avais les yeux ouverts, en été et en hiver.
Il est loin de moi le temps, où je riais souvent.
Je pleure toutes les nuits. C'est mal m'a t'on dit.
Il est loin de moi le temps, quand j'étais faite de chair et de sang. Il est loin de moi ce temps là.
Je fais pleurer les enfants, et les chiens aboient quand je marche dans les champs, dans les bois.
Je pleure toutes les nuits. C'est mal m'a t'on dit.
J'ai laissé bien trop de temps, et la porte s'est fermée. Je dois encore attendre toute une éternité.
Et si j'erre dans vos champs, et fais pleurer vos enfants,
C'est que je n'ai nulle part où aller, me reposer. Me reposer.
Et comme je m'ennuie, je glisse tous les soirs, dans la tête de vos petits, leur fabriquer des cauchemars, des frayeurs, des idées noires. Jusqu’à ce qu'ils aient peur, qu'ils en pleurent.
Qu'ils aient peur, qu'ils en pleurent !
Et je peux voir enfin mes larmes dans leurs yeux.
Et même si c'est pas bien, tant pis je me sens mieux.

Il est loin de moi le temps,
Où le monde était beau est grand.
Il est loin de moi ce temps là.

Il y a quatre cents ans
Quand j’étais vivante(3)

J’ai une mission : protéger mes compagnes vivantes, qui ont les mêmes malheurs. Punir les violeurs. Les transformer en poulet mouillé. Je m’appelle Ally Spring. Je suis morte. Et je suis bien. Je vis dans une Eglise, j’écoute le prêtre dire des idioties, je claque les portes, je jardine. Et le soir, je joue les héroïnes. On ne m’arrêtera pas. Et les enfants qui me voient passer dans leurs cauchemars ont peur de moi, mais en même temps, je crois que c’est eux qui comprennent le mieux…ma souffrance. C’est eux qui pleure les larmes que je ne sais plus verser.


3°) Péché Capital Principal (PCP) : Envie

Si je touche la flamme d’une bougie, je ne me fais pas mal, on peut même me poignarder ça m’est égal.
Oui, mais savoir que son cœur bat, que je suis morte et pas elles, ne m’empêche pas de souffrir, ne dites pas que je délire ! Car je sens poindre en moi des larmes nouvelles…
Si je touche la flamme d’une bougie, je ne me fais pas mal, qu’il gèle ou fasse soleil, ça m’est égal.
Mais pourtant, j’ai le cœur brisé ! Et le fait qu’il soit arrêté ne m’empêche pas de souffrir. Ne dites pas que je délire ! Je suis morte et pas elles, mais je sens poindre en moi des larmes…nouvelles…(4)

4°) Un rêve en coloré, un prince capricieux, un frère enfantin…

J’ai conservé tous mes livres d'images dans les greniers de mon jeune âge.
Il reviendra, sur son fier alezan, Le Prince Bleu de mes six ans.
C'est lui, mon Prince Bleu, mon soleil
Chantant dans mon sommeil
Des mots, des monts et merveilles
Attendant que je m'éveille…
C'est toi mon Prince Bleu, mon soleil
Je vais chanter pareil des mots, des monts et merveilles que jamais je ne m'éveille
Je donnerais tous les croissants de lune, tous les bijoux de la fortune,
Mes souvenirs, mon enfance et mes jeux, pour le retour…
Du Prince Bleu.(5)


Ca y était ! Je contrôlai mes pouvoirs ! Mes émotions ! J’étais enfin maîtresse de moi. C’était sans compter sur l’arrivée dans ma vie d’un petit bonhomme obscure et moqueur. Quelques années de moins que moi, un sourire narquois, un regard moqueur, une crinière plus noire que la mienne, un caractère d’enfant gâté. Il me fit sortir de mes gonds. Plusieurs fois. Mais je lui pardonnais. Comment pouvais-je faire autrement ? Je l’aimais, et je l’aime toujours au moment où j’écris ces lignes. Pourtant, le temps ne nous a pas épargnés, et nous avons eu plusieurs conflits. Ce « petit » être sombre, provocateur, noir de look et d’esprit, porte le mystérieux prénom de Valentine. Il est mon frère. Il a mon histoire. J’ai ses souvenirs. Nous avions une même vie, et choisi deux routes différentes. Il se donna la mort. Je la reçus. Nous avons des caractères très différents, et nous ne sommes pas toujours d’accord. Mais ça ne fait rien. C’est mon frère et personne n’y touchera. Le premier qui osera porter sa main sur lui, le premier qui osera toucher à l’un de ses cheveux couleur de la nuit, le premier qui osera lui vouloir du mal…Je ne l’épargnerai pas. Et tant pis si cela me donne le qualificatif de « mauvaise ». Tant pis si je deviens dangereuse. Je n’accepterai aucune erreur de votre part, messieurs et mesdames les vivants. Restez à l’écart, et tout ira bien.

5°) Merry Christmas, vous avez dit ? Mon œil !

Qui a dit que les fêtes de fin d’année étaient une période joyeuse ? Pour moi, ça a été assez proche de l’horreur. Après la rencontre avec mon très cher frère, nous eûmes quelque conflit, et il est parti, furieux. Il a appris que je lui cachais mes recherches dans le bureau de Malone. Je m’en voulais de lui avoir lancé cet ultimatum terrible. « Soit tu m’acceptes avec mes secrets, soit tu me refuses complètement ». Mais je ne regrettais pas mes mots pour autant. Il n’avait qu’à se montrer plus compréhensif ! Non mais ! Enfin, bref, j’étais assez déprimée pour ce noël, solitaire, une fois de plus. C’est d’ailleurs ce soir là que j’ai rencontré Trévor, seul lui aussi, mais visiblement pas aussi désespéré que moi. Encore que ! En tant que collectionneur, il aurait très bien pu m’attraper, et il ne l’a pas fait… Mouais…Enfin…Toujours est-il que je me suis débarrassé de tout ce qui pouvait me rappeler mon enfance. Un peu plus tard dans la semaine, Valentine est revenu me voir à l’église. Il a bien sûr réussi à me remémorer l’amour fraternel que je lui portais, et je me suis promis de ne plus jamais le laisser partir. Quitte à devoir m’énerver à nouveau. Je le tenais là, serré entre mes bras, je ne voulais plus jamais le voir disparaître. Et pourtant. Il me lâcha, et s'effaça. Non, vraiment, il s'effaça. Il venait de s'évaporer devant mes yeux ébahis. Qui avait osé me retirer mon petit frère à nouveau ? Pourquoi était-il parti ?

6°) Le départ

Cela faisait plusieurs heures qu’Ally fonçait à travers les rues de Londres, en criant le nom de son frère. Ca ne se passerait pas comme ça. Elle freina net. Et si… ? Il lui était arrivé plusieurs fois d’avoir été invoquée accidentellement ! Elle courut jusqu’à la maison des grands-parents de Valentine, mais pas l’ombre d’un jeune mort là-dedans. Pas l’ombre d’un mort, tout court, d’ailleurs. Alors elle réfléchit. Sa rencontre avec Val. Il avait dit ces mots si durs. Il haïssait l’Angleterre. Et il n’avait pas un accent ni Irlandais, ni Ecossais, ni rien de ce qu’elle connaissait. Et si… ? L’autre continent ? Oh pitié...Où l’emmènerait-il ? Quand elle disait qu’elle le suivrait jusqu’au bout du monde, elle ne s’imaginait pas qu’elle devrait le faire réellement ! Enfin bon ! Ce qui est dit est dit, hein ! Elle rentra à l’église.

Elle porta la main à son sac. Elle n’avait pas hésité à plonger au bas de la falaise. Elle avait récupéré l’ours en peluche qu’elle avait jeté quelques jours auparavant. Elle vérifia que tout était dans le sac, s’étira lentement, Elle offrit un sourire triste à l’église qu’ils quittaient, se demanda où Val pouvait bien traîner. Elle eut un sourire d’une toute autre nature, mélancolique, et elle poussa le portillon qui menait au cimetière. Elle avança entre les tombes, et posa ses genoux à terre. En face d’elle, une pierre tombale affirmait que Valentine Bligh reposait en paix. Elle fit un petit « mouais… », caressa du bout des doigts la pierre rêche et froide, eut un nouveau sourire, soupira, se releva, et regarda la pierre. Ally Spring, morte depuis deux ans, récemment sœur d’un insupportable et adorable gamin de dix-sept ans suicidé, qui se dirigeait vers l’Amérique, avec pour seule adresse la ville d’Acron, prise dans le carnet d’adresse de la grand-mère Bligh, murmura à la pierre tombale, comme pour parler au cadavre enterré :
« Je vais retrouver ton âme mais je la ramènerai pas ici, tu m’en veux pas ? »


Spoiler:
 



PERSONNALITE :


Ally…Elle est dure à définir. Elle n’a pas une once de méchanceté en elle, et la seule personne l’ayant entendu élever la voix, c’est son provocateur préféré, A.K.A Valentine. Elle est extrêmement sensible, et émotive. Elle est assez impulsive, sans pour autant qu’on puisse dire d’elle qu’elle n’est pas réfléchie. Très susceptible, elle se vexe si rapidement que cela peut effrayer certaines personnes. En bonne enfant qu’elle est, elle est très curieuse de tout, et fouille toujours partout. Elle est solitaire, et son pessimisme est assez impressionnant. Elle envisage toujours les solutions les plus sombres, les situations les plus sinistres. Elle râle facilement, mais souvent, c’est souvent simplement pour exprimer son mécontentement, sans s’énerver pour de bon. Sa jalousie des vivants, ou plus exactement sa mélancolie de la vie est toujours présente mais moins importante depuis qu’elle a un petit frère à protéger. Tiens à propos ! Elle est hyper protectrice et possessive. Il n’est même pas imaginable de toucher à quelqu’un à qui elle tient. Elle n’a pas beaucoup d’humour. Ah…Et au cas où vous ne le sauriez pas…
Elle est PEUREUSE ! Elle a peur de tout, de tout le monde. Et pourtant, elle serait prête à affronter tous les dangers du monde si un de ses proches était en, bah, danger, justement.

ETES VOUS UN PERSONNAGE STABLE ? :
Oui, Ally est mon personnage principal, je compte la garder lonnnnnngtemps ^-^. Zozo est mon personnage secondaire, cela dit, je compte la garder aussi xD
VOTRE PERSONNAGE EST IL UN POSTE VACANT ? :Non
AVATAR CHOISI : Anastasia Khodkina
VOTRE PRESENTATION EST-ELLE TERMINEE ? : Voui, à moins que quelqu’un ait quelque chose à rajouter ou à modifier ?



[[Un petit point sur vous]]




QUI VOUS A FAIT CONNAITRE LE FORUM ? : je crois que c’était un top :p
QUEL EST VOTRE PRENOM :Laureline
VOTRE AGE :16 ans
DES SUGGESTION POUR LE FORUM ?: Continuer. Quoiqu’il arrive xD

POUR VOUS UN BON FORUM C'EST QUOI ?: Celui-là
POUR VOUS UN BON PARTENAIRE RP C'EST QUOI ? : Un ghostien
VOTRE NIVEAU RP : moyen
VOS FILMS D'HOREUR PREFERES :Toujours aucun, sacrebleu…


PARTIE A REMPLIR PAR UN ADMIN [en éditant]





  • COMPTE POINTS CREE ICI : [URL=*]LIEN[/URL]
  • LISTE DE VOS POUVOIRS EDITE []
  • AVATAR MIS A JOUR DANS LA LISTE []
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Eliot Thomson

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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Dim 18 Jan - 15:14

Roh ta présente est simplement magnifique ... elle m'a complètement retournée ...
bravo ...

_________________
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Voir le profil de l'utilisateur http://on-my-dreams.exprimetoi.net/index.htm
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Dim 18 Jan - 15:17

Huhu, merci rabbit
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Lun 19 Jan - 2:14

J'adore, j'addooooooooree !! Super bonne idée la narration à la première personne ! On se met tout de suite plus dans la peau d'Ally et ça m'a permis d'apprendre plein de trucs (que je pourrai réutiliser après, haha !!).

Vraiment magnifique !! Encore bravo ^^ et surtout merci pour les tits clins d'oeil à Val ! :D
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Lun 19 Jan - 8:59

^^ merciiii à toi, même si ma fiche est un peu ridicule à côté de la tienne cherry
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Lun 19 Jan - 11:37

N'importe quoi ^^ !! Elle est très bien ta fiche, n'en doute pas !! C'est interdit, et toc !!!!
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Lun 19 Jan - 14:20

Rrrahhh.... Quelqu'un qui connaît la chanson, le prince Bleu.... cherry Ally, je t'aime!!!! C'est décidé! Na!

Et de plus, la chanson est très bien utilisée! rabbit
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   Lun 19 Jan - 15:34

xD Arrêtez z'allez me faire rougir rabbit
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MessageSujet: Re: Ally II, le retour   

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Ally II, le retour
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