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 Flanque-toi en l'air ! Niarff ! [Pv Eliot]

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MessageSujet: Flanque-toi en l'air ! Niarff ! [Pv Eliot]   Jeu 16 Oct - 1:06

[Hj : bbbwaahahahahaa !! Méga pouvoir de l'annonce barbare qui pue tue !

Donc ^^ : Samedi soir - au bord de la Tamise - Pv Eliot.

Ca c'est de l'annonce !!! Idea ].

Comme c'est drôle, comme c'est poilant de voir que la vie ne tient qu'à un fil et que quelques imbéciles ne sont même pas encore courageux pour garder la tête hors de l'eau ! C'est à vomir ses tripes de rire de constater qu'il y en a encore sur cette brave Terre qui se trouvent les plus mal lôtis, alors qu'il y a tant de miséreux dans les rues qui créveraient la bouche ouverte pour un quignon de pain.

Mais non ! Les autres se plaignent toujours d'un rien et dédaignent qui plus est la main secourable qui leur est tendue ! C'est tellement plus facile de gémir que de se contenter de la chance que l'on a et tellement plus commode de tirer un trait sur un simple coup de tête. Qu'est-ce qui nous fait continuer, batailler contre nos tourments et nos souffrances ? Qui arrive encore à nous tirer du lit le matin pour une nouvelle journée, et ce même si l'on sait qu'elle sera désastreuse ? La faim. Cette dévorante envie de vivre qui nous fait survivre dans un monde amer.

Valentine y avait vécu et avait souvent remarqué que c'était les plus démunis qui se raccrochaient aux branches. Non par espoir qu'un jour ils se tirent de l'infame bourbier qui les avait vu naître mais simplement pour persister à exister, coûte que coûte, contre la famine et la soif, le désarroi et l'amertume, la déchéance et l'horreur. Ce n'était pas vivre c'était rester en vie, et là était toute la nuance.

Alors dès qu'il voyait une personne s'apitoyer sur son sort, il ne pouvait s'empêcher de laisser pendre un léger rictus à ses lèvres -souvent bien plus éloquent que de simples paroles. Et ce soir il avait encore des raisons de penser que la misère humaine la plus profonde et la plus noire était plus vaillante que le commun des mortels ! Sans rire ! Pour avoir vu des femmes crever de faim et implorer des passants dans les rues il savait de quoi il parlait ! et encore c'était seulement pour que leurs moutards puissent manger à leur faim...

Ce soir donc tandis qu'il se promenait aux abords du grand Londres prestigieux son regard s'arrêta immédiatement sur un coin de la Tamise où une bande de joyeux fêtards sérieusement beurrés commençaient déjà à chanceler à dix heures tapantes... la soirée allait encore se terminer en beauté pour ces quelques siffonnés du cerveau, aussi barrés que ridicules, insensibles et vaniteux, accrochés bêtement à leurs bouteilles de Jack Daniels.

La jeunesse Anglaise sortait et ce n'était pas pour se faire remarquer dans des pubs huppés ou des restaurants chics, mais plutôt pour se camer dans les W.C d'une discothèque et vomir leur reste de vodka-citron sur les pavés luisants des rues abandonnées. L'un d'entre eux commença même à sauter sur le rebord de béton séparant le trottoir... du vide. Un pas de travers et il se retrouvait dans la flotte ! Mains dans les poches, Val' les suivaient gaillardement.

Et ce fut le clou du spectacle ! Celui qui s'était juché sur la corniche venait de s'arrêter à l'instant et commençait à invectiver les autres dans un langage connu de lui seul : australopitèque lu, parlé et écrit. Il tanguait sur ses jambes tel un bateau ivre puis gouailla la seule phrase intéressante de toute la soirée et qui pouvait désormais rajouter un certain piquant, le : "Si vous bougez, je me tue !" -retranscrit dans un parlé correct et intelligible-. Le jeune fantôme s'arrêta net et tendit l'oreille, déjà plus attentif, pendant que les trois autres copains essayaient de faire revenir leur ami suicidaire à la raison.

"Non, non, non !! Braillait ce dernier, j'veux en finir ! Ils ont brisé ma vie, tous des sal**ds !".

"Si j'avais dû faire cela à chaque fois qu'on a brisé la mienne, je serais milliardaire...".

Valentine réfléchit un instant à la tournure de sa phrase qui lui apparaissait comme sonnant curieusement faux puis il hausa les épaules, contourna le groupe de demeurés et s'élança du haut de la corniche. Ses pieds retombèrent sur le sol de sable fin dans un bruit mou... non, en réalité, il venait de s'étaler de tout son long DANS le sable plus exactement... et il leva le nez vers le jeune drogué qui hurlait encore à qui voulait l'entendre :

"J'vais m'jeter du haut d'ce truc ! J'vous l'dis, moi !".

"Bah vas-y ! Fais-le, c***nard !".

Silence de plomb... on jeta un regard en contrebas, dans sa propre direction, et Bligh leur adressa un grand sourire partant d'une oreille à l'autre.
Sous leurs murmures circonspects et leurs exclamations indignées il renfonça davantage ses mains dans ses poches.

"S'il a envie de le faire, laissez-le. Pourquoi pas ? Il ira s'éclater la gu**le sur les rochers là. Puis il a raison ! On est bien en bas !".

Son rictus sinistre s'élargit. L'autre, immobile sur sa corniche, commença à faire volte-face -son visage trouble et hagard illuminé par l'éclat blaffard de la lune.

"T'es qui toi ?! Lança l'un de ses compères, qu'est-ce que tu fous là ? On va appeler les flics, tu vas voir !".

Et l'autre d'hausser les épaules.

"Appelez-les, vous verrez".

Puis d'en revenir au candidat au saut de l'ange.

"Allez, flanque-toi en l'air ! T'imagines pas à quel point c'est poilant d'en finir ! T'imagines pas à quel point ça peut faire marrer de regarder la mort bien en face alors vas-y et fais-toi ce plaisir !".

Il hésita un instant puis se rapprocha du bord.

"Si on m'y pousse, j'vais l'faire !".

"Déc**ne pas, mec ! Bordel, l'écoute pas !! C'est un taré !!".

Valentine explosa sur un rire aigu. Il se frappa une cuisse et persista, euphorique :

"Mais allez ! Fais pas ta chochotte !! Je t'assure, hey, qu'est-ce que tu risques, hein ? A part en finir avec ton existence merd*que, qu'est-ce que tu risques ? Ouais tu vas manquer à tes vieux et à deux ou trois de tes potes ou peut-être à ta copine qui sait ? Mais sincèrement, ça vaut pas le coup ?".

"J'ai plus de copine ! Elle m'a lâché !".

"En plus ? raison de plus pour se lancer ! Allez !".

Le jeune homme hésita puis fit un nouveau pas vers le bord.

"Charlie, fais pas le c*n !".

"Les écoute pas, Charlie !".

Ses yeux sombres se rivèrent dans les siens en un rictus sardonique.

"Plonge !".

"Ferme-la, enc*lé !!".

"Hey !! Je t'ai pas parlé à toi, la tante, 'kay ? Alors gicle !!".

"Fils de...".

Valentine éclata de rire, pointant allégrement du doigt le pauvre type qui voulait descendre pour lui casser la figure. Pour le coup il aurait sauté avant l'autre désespéré de la vie !

La mort est une chose. Mais ce que les gens ignorent (dont ces abrutis) c'est que la vie en est une autre.
Il faut savoir apprécier cette dernière pour ensuite accepter la seconde. Et ce n'est généralement pas vous qui vous donnez à elle mais elle qui vous appelle.
Le grand plongeon il l'avait déjà fait. Peut-être pas pour les mêmes raisons que ce pauvre type, mais il pouvait déjà déviner ce qui devait se tramer dans sa pauvre petite tête.
Bligh l'avait fait, pour sa part, car il était une sal*pe et d'une et qu'il voulait se marrer et de deux. Et quoi de plus émoustillant, de plus planant, de plus euphorisant que d'aller embrasser la Faucheuse ?
Rien. Et il dit dans un souffle :

"Vas-y".

Mais à cet instant une autre personne apparut sur le devant de la scène. Une jeune femme, pas plus vieille que lui, qui avait sans doute été attirée par les cris et les supplications désatreuses et pathétiques des copains du suicidaire. Elle aussi regardait dans sa direction désormais et Valentine n'était pas surpris qu'elle le fixe à son tour... Il lui décocha un clin d'oeil. Charlie en profita d'ailleurs pour tendre les bras davantage en signe de croix et se mettre sur la pointe des pieds.

"Il va sauter !! Hurla un autre, j'vous jure !".

"YYiiihihihihihihihihihihihihihiiii !! Bah ouais !! Maintenant c'est certain !!
Tu peux plus reculer, Charlie ! La Mort t'a dans le colimateur, hihihihihihihihihiii !!".

_Et elle a bien raison, songea-t-il, les ratés comme toi ne méritent pas de vivre s'ils crachent dans la soupe !_
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Eliot Thomson

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MessageSujet: Re: Flanque-toi en l'air ! Niarff ! [Pv Eliot]   Ven 24 Oct - 0:15

Un samedi soir sur Londres ...
Les rues étaient éclairées par les décorations de Noël omniprésentes à cette période de l'année, le vent froid de Noël laissait deviner que quelques flocons de neige ne tarderaient pas à tomber ...
Eliot esquissa un sourire à cette douce idée ...
La jeune femme était une femme enfant, éternellement émerveillée par les vitrines animées des magasins de jouets , par les décorations de Noël de toutes les couleurs , par l'odeur de gaufres et de marrons chaud qui parfument les rues commerçantes ...

Les rues grouillaient de monde, tous semblaient avoir quelque chose à faire ce soir ... cinéma, restaurant,bar ...
Eliot était passée devant tout ces lieux bondés de monde, sans s'arrêter ...
Elle observait la foule doucement, marchant sans but ... une simple promenade ...
Notre petite brunette esquissa un sourire au coin des lèvres pour la maman d'un calme olympien tandis que ses rejetons courraient autour d'elle en cercle comme pour l'agacer ...

Elle poursuivit ainsi sa marche sans but loin de la foule ...
Que faisait elle dehors à cette heure ci , seule de surcroit ? ... elle réfléchissait, son esprit ces derniers temps semblait vouloir brasser un million de choses ... un million de choses qu'elle devait laisser en suspend pour se concentrer sur son travail ... pour fermer l'œil ... pour pouvoir entretenir une conversation ...
Un million de choses ... bonnes comme mauvaises ...
Des questions qu'elle se posait sur le sens qu'allait prendre sa vie ... elle se trouvait à un carrefour de son existence avec Zander ... au niveau de son travail ...
Eliot n'était pas le genre de femme à planifier sa vie ni à vouloir avoir une petite vie bien rangée .. elle avait besoin d'action et n'en manquait pas mais ... à présent elle semblait prendre peur ... que serait sa vie dans quelques années, entre chasse, et travail parviendrais t elle a mener une vie de famille ? ...
La question ne se posait pas réellement maintenant car le sujet n'était pas d'actualité, elle n'était pas enceinte c'était certain et ne souhaitait pas avoir d'enfants maintenant mais ... et plus tard ? Qu'en serait il ?
Elle avait eut tant de mal à accepter l'idée même d'être une chasseuse ,ce nouveau regard sur le monde, qu'elle n'avait pas pris le temps d'en évaluer les conséquences ...
Et maintenant que Zander l'avait demandée en mariage toutes ses petites questions sur l'avenir pointaient finalement son nez ...

Mais soyons honnête ..ce n'était pas réellement ce qui empêchait Eliot de se concentrer par moment, ni ce qui la réveillait en sursaut ... cette raison la bien plus sombre l'avait marquée à tout jamais deux ans plus tôt ...
La jeune femme allait de l'avant, bien sur ... mais ces souvenirs pénibles sont comme l'écho de ce coup de feu,ils continuent à se répercuter après que le son s'est éteint soulevant leur lot de questions et crainte ...
Elle avait tiré alors qu'il était au sol ... bien sur elle s'était sentie en danger et avait agis ainsi par légitime défense bien sur ... mais elle aurait pu tirer dans son genoux ... son bras ... le forcer à s'immobiliser ... pourtant c'est sans réfléchir une seconde de plus qu'elle avait visé la tête ...
Ce coup de feu avait marqué la fin de la vie de quelqu'un ... mais la fin également de quelque chose en elle ... elle venait de franchir une limite qu'elle pensait infranchissable pour elle ...
Pire que cela ... elle n'avait éprouvé aucun remords pour son acte ...
Une question hantait à présent son esprit ... avait elle réellement tiré pour se défendre ou pour se venger de ce qu'il lui avait fait subir et de l'impact de cela sur sa vie? ...
Etait elle une victime ou une meurtrière ?

A mesure que ses pas la guidaient vers des lieux moins éclairés ses pensées sombraient à leur tour, la faisant visiter peu à peu la partie obscur d'elle même ...
Bien plus pensive et moins enjouée elle se trouvait à présent près de la Tamise sans avoir pris conscience de cela ... elle marchait sans but, sans destination mais aussi sans se soucier de tout cela ...
Un vent froid s'engouffra alors dans son manteau encore ouvert lui glaça la peau et la sortant ainsi de ses pensées en un grelottement ...
C'est à ce moment qu'elle entendit des voix lointaines ...

D'où elle se trouvait elle ne pouvait pas distinguer les phrases qui s'étaient prononcées mais l'intonation restait intacte laissant comprendre la panique qui s'était emparée de quelques personnes non loin de là ...
Accélérant le pas Eliot se dirigea vers l'endroit d'où provenait les voix une lampe torche à la main pour mieux éclairer ses pas ...
Peu à peu elle sentit le froid s'engouffrer en elle à nouveau ... rien de comparable avec le vent hivernal qui l'avait sortie de ses pensées quelques minutes plus tôt ... ce froid là était de ceux qui vous glacent le sang et vous tétanise ... telle était la sensation qui s'emparait d'elle à chaque fois qu'un Ghost était présent, voilà comment elle sentait leur présence bien avant de les voir ...

C'est presque en courant qu'elle arriva sur les lieux découvrant ainsi quelques jeunes pas réellement sobres,pour preuve l'un d'eux tenait encore à la main une bouteille à moitie vide,tandis qu'il fixait inquiet l'un de ses amis bien trop près du vide ...

Que se passait il ici ?
Inutile de demander un résumé 'dans les épisodes précédents ...' il suffisait de voir le jeune homme face au vide les bras se plaçant en croix peu à peu pour comprendre ...
Mais le regard d'Eliot ne s'attarda pas sur celui ci ... déviant très rapidement sur un autre jeune homme qui ne faisait visiblement pas partit du groupe ... qui ne faisait plus partit de rien daIlleur ...
son cœur avait cessé de battre déjà bien longtemps avant cette nuit, pourtant il errait encore ici comme bien d'autres avant lui ... la fin de la vie ne signifie pas la fin de l'existence il en était la preuve vivante.
Eliot le fixait méfiante, tentant d'évaluer le danger tandis qu'il lui fit un clin d'œil ....
Ses pensées se bousculaient à nouveau cherchant la solution la plus adaptée pour empêcher l'idiot complètement ivre à sauter et éloigner l'homme sans ombre qui l'accompagnait et l'encourageait à embrasser la mort ...

La première chose qui lui vint à l'esprit fut radicale ... mais il s'agissait d'une solution de dernier recours, elle ne pouvait se permettre de dévoiler ses capacités devant une bande d'inconnus même complètement ivres ...

- « Non ! » hurla t elle pour empêcher le jeune homme de sauter attirant son attention ...

- « Ecoute ... » son cœur battait à tout allure, la situation était grave et hors de contrôle ...

- « Réfléchi une seconde ... tu veux vraiment que ta vie se termine comme ça ? Tu es encore trop jeune, il te reste un millions de choses à vivre ...»

Eliot regarda à présent Valentine du coin de l'oeil avant d'ajouter

- « Rien ne s'arrange dans la mort ... la seule façon d'arranger les choses est encore de vivre et de se battre pour changer les choses »

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MessageSujet: Re: Flanque-toi en l'air ! Niarff ! [Pv Eliot]   Ven 24 Oct - 9:50

L'homme se rapprochait progressivement du vide. Désormais ses orteils ne touchaient plus terre et son regard, plein de peur, était celui d'un homme prêt à faire une c*nnerie. Bligh le sentait, Bligh le savait. Et c'était la raison pour laquelle il était ici, présent ; pour voir jusqu'où la gente humaine était capable d'aller par stupidité.
La jeune femme cependant s'efforça de le retenir et quelques uns de ses amis, poussés par sa force de conviction ainsi que sa confiance en elle, se rapprochèrent précautionneusement et bien décidés à faire sauter leur compagnon de son perchoir... mais pas de la manière dont Valentine l'espérait.

"Bouge pas Charlie ! dit l'un d'eux juste derrière lui tout en s'approchant, bouge pas !".

Le Charlie en question ne bougeait pas, non, même pas les lèvres. Les mains sur les hanches le jeune fantôme observait ce spectacle ridicule et risible.

"ll n'y a que les lâches et les faibles pour pas avoir le courage d'assumer leurs actes. T'es pas de ceux-là, Charlie !".

Il souriait, hilare, défiant par la même la jeune femme du regard.

"T'es pas de ceux-là...".

Les lèvres du jeune homme tremblèrent. Bien haut perché qu'il était il parut ne pas apprécier tant que cela l'altitude. Voila qu'il flanchait à présent, ses genoux jouant des castagnettes et des larmes poindant au seuil de ses paupières. Il tremblait comme une feuille de froid, de peur... mais le défunt n'était pas résolu à lâcher le morceau une fois de plus. Pour la peine il se mit presque en colère.

"Saute Charlie !!! Tu verras, tout est tellement plus facile !! Abandonne ta misérable existance, ta petite vie de minable !! C'est tellement plus simple de ne pas résister et de se laisser aller ! De plus c'est tout à fait ton genre !!

ALLEZ SAUTE ET MEURS, ABRUTI !! SI TU AS GRIMPE SUR CETTE CORNICHE C'EST BIEN POUR QUELQUE CHOSE !!".

Il passa une main tendue dans ses cheveux, ses yeux plus noirs que jamais. A cet instant précis le jeune homme dodelina doucement de la tête pour éclater en sanglots.

"J'y arriverai pas !!, couina-t-il, je peux pas faire ça !!".

"Et pourquoi ?".

Il redressa la tête à son interrogation, le fixant d'un air incogru.

"M-mais parce que... parce que...

PUT**N DE M**DE !!!".

Et il sauta enfin de son rebord... mais pas du côté escompté. Redescendant à pieds joints là où se trouvaient les autres mais aussi Eliot. Ses yeux mouillés de pluie s'attardèrent sur la jeune fille et il la fixa comme s'il n'était pas tout à fait naturel et normal qu'elle se fut trouvée là alors que la présence d'un ghost l'incitant à la mort lui paraissait tout à fait banal. Il tangua sur ses jambes et inclina brièvement la tête pour la saluer juste avant de s'écraser sur le sol, à bout de forces.

Ses amis l'entourèrent inquiets et désarçonnés, cherchant à voir en l'observant sous toutes les coutures si tout allait bien. Le jeune homme répondit que oui et l'un d'eux lui tendit son goulot pour qu'il boive. Il le chassa d'un signe de main. Le visage fourré dans ses paumes il se laissait aller tranquillement... jusqu'à ce que deux jambes ne viennent se camper juste en face de lui. Valentine toujours visible aux yeux de tous ramena une mèche de cheveux derrière son oreille et fixa le jeune homme d'un regard mort et impassible. Sans rien ajouter il se baissa à sa hauteur et le prit dans ses bras... l'autres redoubla de sanglots.

"Ca va aller, chuchota-t-il, laisse couler tes larmes, va...".

"Mais c'est qui c'guignol ?", murmura l'un d'entre eux.

Le jeune suicidaire renifla un grand coup et hocha la tête.

"Un mec aussi beau que toi se jeter dans la Tamise... Allons, allons. C'est fait pour les laiderons ça !
Penses-y maintenant quand tu voudras faire une c*nnerie et que tout ira mal autour de toi : demande-toi si tu as les c***lles pour et si ça vaut la peine !".

Il caressa une dernière fois son dos en signe de réconfort puis se leva sous le regard héberlué des trois autres. Il leur répondit sur un simple sourire tut en posant les poings sur les hanches dans l'attente de leur départ... ce qu'ils ne tardèrent pas à faire, relevant leurs camarades pour s'éloigner peu à peu. De temps à autre des regards intrigués lui étaient lancés puis ils s'en allèrent aussi simplement qu'ils étaient venus. Valentine poussa un profond soupir, relâchant ainsi les tensions et la concentration emmagazinés dans son corps et son esprit. Il redevint invisible.

"Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour tuer le temps...".

Il tourna les talons et s'arrêta brusquement, surpris.
La jeune femme, elle, n'était pas partie. Pire que cela elle l'observait à présent alors qu'il savait avoir abandonné sa forme organique. Il s'efforça de quitter cet air hébété puis fronça les sourcils.

"Je m'en doutais... Vous me fixiez tout à l'heure bien bizarrement... c'était pas anodin !".

Ses poings se refermèrent. Il la toisa de haut en bas considérant qu'il était tout seul désormais... mais qu'elle aussi.
La tête baissée, le regard noir sur un visage de faïence, il prononça d'une voix lugubre et froide :

"Amis ou ennemis ?...".
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